le tract.

VII · le réseau     Pièce n° 02

24 septembre 2025  ·  Web & Contenus  ·  6 min de lecture

Instagram ou LinkedIn : comment choisir le bon réseau.

Un seul réseau tenu sérieusement vaut mieux que quatre tenus à moitié. Reste à savoir lequel, et la réponse ne dépend pas de vos goûts.

Tampon : transmis

Tract n° 002 · ARThink · Houtaud

La question revient à chaque rendez-vous. La réponse commence toujours par la même contre-question : qui signe le chèque chez votre client ?

Choisir un réseau n’est pas un choix de goût. C’est un choix d’endroit. Vous allez là où votre acheteur passe déjà du temps, même si vous n’aimez pas l’endroit.

La règle qui tranche presque tout

Si votre client est une entreprise, allez sur LinkedIn. Si votre client est une personne qui dépense son propre argent, allez sur Instagram.

Un dirigeant qui cherche un prestataire y passe par LinkedIn, entre deux réunions. Un particulier qui choisit un artisan, un coiffeur ou un photographe y passe par Instagram, le soir. Ce sont deux gestes différents, à deux moments différents.

Les cas où la règle ne suffit pas

Trois situations demandent de regarder de plus près.

Vous vendez aux deux. Un imprimeur, un photographe, un comptable. Regardez alors d’où viennent vos trois derniers bons clients. Pas vos trois derniers clients : vos trois derniers bons clients. Le réseau qui les a amenés est le vôtre.

Votre métier se montre. Un métier qui se voit gagne sur Instagram, même en vendant à des entreprises. Une façade posée, un plat dressé, un intérieur fini : l’image fait le travail que le texte ferait mal.

Votre métier s’explique. Un métier qui demande d’être compris avant d’être acheté gagne sur LinkedIn. Le conseil, la finance, la formation, le juridique. Là, c’est le texte qui convainc.

Le bon réseau n’est pas celui où vous êtes à l’aise. C’est celui où votre client vous cherche.

Ce que coûte vraiment un deuxième réseau

Un réseau tenu sérieusement demande environ trois heures par semaine : produire, publier, répondre. Deux réseaux ne demandent pas six heures. Ils en demandent huit, parce que les formats ne se recopient pas.

Un texte LinkedIn collé sur Instagram ne marche pas. Une vidéo verticale collée sur LinkedIn marche mal. Chaque réseau a sa langue, et le copier-coller s’entend.

Tenez-en un pendant six mois. Quand il tourne seul, ouvrez le second.

Les trois chiffres à regarder, et les autres

Le nombre d’abonnés ne veut rien dire. Les mentions j’aime non plus. Trois chiffres comptent.

01Les enregistrements ou partages. Quelqu’un a jugé votre contenu assez utile pour le garder. C’est le seul signal de valeur.

02Les messages privés. Une conversation commencée vaut cent vues.

03Les visites de votre profil. Quelqu’un est passé de votre contenu à vous. C’est le début du parcours d’achat.

Si ces trois chiffres montent et que vos abonnés stagnent, tout va bien. Si c’est l’inverse, vous divertissez sans vendre.

L’erreur classique

Ouvrir un compte sur un réseau parce qu’un concurrent y est. Votre concurrent s’y trompe peut-être depuis deux ans.

L’autre erreur : abandonner au bout de six semaines. Un réseau met trois à six mois à produire un premier rendez-vous. Six semaines, c’est l’endroit exact où la plupart s’arrêtent, juste avant que ça commence.

À faire cette semaine

☐Listez vos trois derniers bons clients, et notez par où ils sont arrivés.

☐Choisissez un seul réseau, écrivez-le quelque part, fermez la question.

☐Bloquez trois heures fixes par semaine dans votre agenda, au même créneau.

☐Notez vos trois chiffres aujourd’hui, pour pouvoir les comparer dans trois mois.

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